Quels sont les risques, complications, et échecs de la chirurgie implantaire ?

 

 Tout traitement chirurgical présente des risques, contre lesquels nous nous efforçons de lutter au maximum :

 

  • L’anesthésie locale peut induire un malaise vagal (brève perte de connaissance, sensation de fatigue, chute de tension,…). Elle régresse spontanément et avec les gestes appropriés réalisés par votre chirurgien-dentiste. L’anesthésie peut également être responsable d’une réaction allergique ; celle-ci est exceptionnelle et est connue si vous avez déjà eu des soins dentaires. De fait, les risques en question sont ceux de toute anesthésie locale réalisée pour un soin dentaire.

 

  • L’infection du site d’implantation est rare. Les conditions de pose tendent vers une « antisepsie » et une stérilité de l’environnement opératoire les plus parfaites possibles. Une médication anti-infectieuse est également prescrite, et il convient de respecter rigoureusement la prise des médicaments comme indiquée sur l’ordonnance. Si, malgré toutes ces précautions, une infection osseuse est constatée, les implants sont déposés sans frais supplémentaires, et une médication adaptée est prescrite.

 

  • Le saignement post-opératoire est possible, mais il s’agit en général d’un suintement. En suivant les conseils post-opératoires écrits, délivrés après l’intervention, le risque d'hémorragie est faible.

 

  • Le principal échec est la non-intégration de l’implant, c’est-à-dire que l’os ne se reforme pas correctement autour. Il faut alors déposer l’implant et soit trouver une autre solution prothétique, soit poser un autre implant après plusieurs mois d’attente. Ce risque est évalué à 3-4%, selon les auteurs, sauf chez les fumeurs ou il est supérieur.

 

Pour information, d’autres complications plus rares ont pu être constatées :

 

  • Au maxillaire supérieur, dans les secteurs postérieurs : effraction du sinus maxillaire, qui survient si l’implant choisi est plus long que l’os disponible ou si l’examen radiologique n’a pas permis de mesurer avec précision cet os disponible. Cette effraction peut ne pas causer de réaction particulière. Dans certains cas, elle peut être à l’origine d’une sinusite maxillaire nécessitant la dépose de l’implant. En général, la localisation du sinus est bien délimitée, notamment grâce au scanner réalisé dans l’étude préalable. Le risque est donc très faible et concerne essentiellement les variations anatomiques.

  • Au maxillaire inférieur, dans les secteurs postérieurs : lésion du nerf dentaire inférieur entraînant des douleurs et une sensation persistante d’anesthésie ou de fourmillement. En général, la localisation du nerf dentaire inférieur est bien délimitée, notamment grâce au scanner réalisé dans l’étude préalable.

  • nécessité de dépulper (retirer le nerf) une dent naturelle contiguë au site de l’implant, quand ce dernier est proche de cette dent

  • Risque de nécrose maxillaire chez les patients ayant pris des biphosphonates.