Généralités sur les implants dentaires

   Il faut savoir que la pose d’implants dentaires n’a rien d’un traitement risqué ou exceptionnel : le nombre d’implants dentaires posés dans le monde est très important, et est en plein essor. Pourtant la France est encore très en retard sur ses voisins : selon une étude d’il y a déjà quelques années, 110.000 implants dentaires ont été placés en France en 2002, pour respectivement 419.000, 409.000 et 168.000 en Allemagne, Italie et Espagne ! Un implant dentaire est une petite vis en titane, très bien conçue et extrêmement performante, qui est insérée dans l’os de la mâchoire pour remplacer la racine d’une dent absente et s’intégrer fermement à l’os. Cet implant est réalisé en titane pur, matériau tout à fait « biocompatible », léger et d’une résistance mécanique exceptionnelle. Le Titane est le 7e métal le plus abondant sur Terre, mais son usinage est très difficile. Utilisé également dans les prothèses de hanche et de genou, il ne « vieillit » pas et peut rester des dizaines d’années en place sans aucun problème.

 

 

 

L’objectif

Le remplacement des dents manquantes et la réhabilitation de la fonction masticatrice peuvent se faire selon différentes solutions. Le choix d’une prothèse conventionnelle (fixe ou amovible) dépend de nombreux facteurs : nombre et qualité des dents restantes, situation sur les arcades dentaires, caractéristiques de l’os des mâchoires, etc. D’autres paramètres sont tout aussi importants, comme le confort de chacune des solutions, son coût, et l’éventuel remboursement par la sécurité sociale et par votre organisme complémentaire. La prothèse sur implants est l’une des solutions possibles permettant de remplacer votre dent absente. Le choix de cette solution médicale ne peut se faire sans que vous ayez préalablement reçu l’ensemble des informations relatives à ce traitement : les contraintes, les limites et, éventuellement, les complications et les risques thérapeutiques. Ainsi, vous pourrez donner votre accord en toute connaissance de cause. A ce titre, il convient de noter qu’aucune prise en charge n’est prévue par la Nomenclature de la sécurité sociale, ni pour le bilan préalable (dont le scanner), ni pour la pose de l’implant. Par contre, les prothèses sur implants bénéficient en (petite) partie d’une prise en charge par la sécurité sociale.

 

Description de la chirurgie implantaire

Dans un premier temps, l’implant (ou les implants) est placé dans l’os des mâchoires. L’intervention est réalisée sous anesthésie locale dans des conditions d’asepsie stricte et suivant une technique chirurgicale rigoureuse : incision de la gencive, forage doux et précis de l’os, vissage des implants, sutures. Si vous avez une prothèse amovible transitoire, celle-ci ne doit pas être portée dans les jours suivant l’intervention pour éviter toute compression excessive de la gencive autour du site d’implantation. Le rendez-vous suivant, une dizaine de jours plus tard, permettra de contrôler la cicatrisation, de déposer les sutures (indolore) et de vérifier l’adaptation de l’éventuelle prothèse amovible. L’ostéointégration est, en quelque sorte, la cicatrisation de l’os autour des implants. Elle se fait dans un délai variant selon les conditions entre 2 et 6 mois : plus court à la mâchoire inférieure qu’à la supérieure, plus long si l’extraction de la dent se fait dans la même séance que la pose de l’implant.

 

La prothèse sur implants

Après cicatrisation de la gencive autour des piliers, la réalisation de la prothèse se fait alors selon le schéma décidé lors du bilan préimplantaire : empreintes, essayages, pose, contrôles, vérifications et ajustages. Par la suite, la maintenance des implants et de la prothèse nécessite la mise en place d’un programme de contrôles réguliers, avec une fréquence de une à deux fois par an.